Santé

Hépatites virales B et C en Côte d’Ivoire : des millions de personnes exposées aux risques de maladies graves du foie

Par ESSOH EmmanuelLe mardi 28 juillet 2026 à 14:55
Hépatites virales B et C en Côte d’Ivoire : des millions de personnes exposées aux risques de maladies graves du foie

Les hépatites virales B et C touchent des millions de personnes en Côte d’Ivoire. Le Professeur Yao Bathaix Fulgence alerte sur l’importance du dépistage, de la prévention et de la prise en charge précoce pour limiter les complications graves du foie

Les hépatites virales B et C constituent un important défi de santé publique en Côte d’Ivoire. Souvent silencieuses pendant plusieurs années, ces infections peuvent évoluer progressivement et provoquer de graves atteintes du foie, notamment la cirrhose et le cancer du foie.

Lors d’une conférence de presse organisée le lundi 27 juillet 2026 aux Studios Lonaci à Abidjan-Marcory, le Professeur Yao Bathaix Fulgence a alerté sur l’ampleur de ces maladies et l’importance du dépistage précoce.

Selon les données présentées, l’hépatite B touche près de 8 % de la population générale, soit plus de 3,6 millions de personnes. Elle représente la principale cause de cirrhose et de cancer du foie en Côte d’Ivoire, en raison de sa forte prévalence et de ses complications à long terme.

L’hépatite C, pour sa part, concerne environ 4 % de la population sous une forme chronique. En l’absence de traitement, elle peut entraîner des lésions progressives du foie et augmenter le risque de complications graves.

Le virus de l’hépatite B se transmet principalement par le sang, les rapports sexuels non protégés et la transmission de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. La vaccination demeure le moyen de prévention le plus efficace contre cette infection.

L’hépatite C se transmet essentiellement par un contact direct avec du sang contaminé, notamment à travers l’utilisation de matériel médical non stérile, le partage de seringues ou des instruments insuffisamment désinfectés. Contrairement à l’hépatite B, il n’existe pas encore de vaccin contre ce virus, mais les traitements antiviraux disponibles permettent aujourd’hui d’obtenir une guérison dans de nombreux cas.

Qualifiées de « tueurs silencieux », les hépatites B et C peuvent progresser durant des années sans signes visibles. Le dépistage reste donc indispensable pour détecter rapidement les personnes infectées et leur permettre d’accéder à une prise en charge adaptée.

Une découverte tardive peut favoriser l’apparition de complications sévères, notamment la cirrhose ou le carcinome hépatocellulaire, une forme de cancer du foie.

Face à cette situation, les spécialistes appellent au renforcement de la prévention, à une meilleure couverture vaccinale contre l’hépatite B et à un accès plus large au dépistage afin de réduire le poids de ces maladies en Côte d’Ivoire.