Santé

Santé et développement : la Côte d’Ivoire renforce son système sanitaire avec plus de 130 milliards FCFA de financement de l’AID

Par ESSOH EmmanuelLe samedi 4 juillet 2026 à 18:09
Santé et développement : la Côte d’Ivoire renforce son système sanitaire avec plus de 130 milliards FCFA de financement de l’AID

La Côte d’Ivoire a ratifié trois accords avec l’Association internationale de développement (AID), mobilisant plus de 130 milliards FCFA pour renforcer le système de santé. Ces financements visent notamment à soutenir la Couverture maladie universelle (CMU), améliorer la formation des agents de santé et renforcer la disponibilité des produits médicaux essentiels.

Le gouvernement ivoirien a ratifié, le 1er juillet 2026, trois accords conclus le 14 mai 2026 avec l’Association internationale de développement (AID). Ces financements comprennent deux dons d’un montant global de 25 millions de dollars, soit environ 13,979 milliards FCFA, ainsi qu’un prêt concessionnel de 169,5 millions d’euros, équivalant à un peu plus de 111 milliards FCFA.

Ces ressources sont destinées au financement du programme d’approche multi phases pour la santé, la nutrition et le développement de la petite enfance (phase 2), un projet stratégique qui s’inscrit dans la continuité des efforts engagés par l’État pour améliorer durablement les indicateurs sanitaires et sociaux du pays.

L’information a été rendue publique par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres tenu le mercredi 1er juillet 2026 au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau.

Selon le porte-parole, ce programme vise en priorité à renforcer la Couverture maladie universelle (CMU), considérée comme un levier essentiel pour garantir un accès plus équitable et durable aux services de santé sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux soins et de limiter le poids des dépenses de santé sur les ménages, notamment les plus vulnérables.

Au-delà de la CMU, le projet prévoit également des investissements structurants dans la formation des ressources humaines en santé. Il est notamment question de la construction d’une nouvelle antenne de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS), afin d’augmenter significativement le nombre de professionnels qualifiés disponibles dans les établissements sanitaires publics.

Le programme comprend en outre l’acquisition de médicaments et de produits de santé essentiels, ainsi que le renforcement des capacités de stockage et de distribution. Cette composante logistique vise à corriger les ruptures d’approvisionnement encore observées dans certaines zones, en améliorant la chaîne d’approvisionnement et la disponibilité continue des intrants médicaux.

Dans un contexte où la santé maternelle et infantile demeure une priorité nationale, ces investissements devraient également contribuer à améliorer la prise en charge des femmes enceintes, des nouveau-nés et des jeunes enfants, tout en soutenant les efforts de prévention et de nutrition.

Ce financement de l’AID apparaît ainsi comme un appui majeur aux réformes en cours dans le secteur de la santé, en cohérence avec la volonté du gouvernement de moderniser le système sanitaire, de renforcer la couverture sanitaire universelle et d’améliorer les performances globales du secteur.